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En Kiosque actuellement
Les brèves aquatiques
Les Tropiques à votre porte
Les nymphéas,
ces fleurs qui jouent aux îles…
Seconde direction pour esquisser une ambiance tropicale : après avoir balisé, habillé l’espace avec l’ample feuillage de quelque(s) palmier(s), n’orneriez-vous pas la surface d’un plan d’eau avec quelques nymphéas ?
Nous évoquerons dans les pages qui suivent l’apprivoisement de ces plantes emblématiques, en premier lieu en visitant dans le sud-ouest de la France, près d’Agen, la pépinière où “ tout a commencé ” dans le dernier quart du XIXe siècle, une pépinière toujours en activité aujourd’hui ! C’est là que Joseph Bory Latour-Marliac a imaginé et appliqué une méthode - qui reste mystérieuse - pour croiser des espèces de nénuphars des quatre coins du monde avec notre blanche espèce indigène. La robuste mariée était en blanc, mais sa descendance métissée a gagné d’innombrables tonalités colorées ! En 1889, Monet rencontra des nymphéas enchanteurs exposés à Paris, on connaît la suite...
Après quoi, en compagnie de Pol Detienne, qui entretient en Belgique une autre très belle pépinière, nous survolerons, plus mondialement le XXe siècle des nymphéas, et aussi un petit bout du XXIe, avec de beaux portraits d’obtentions récentes…

Des Nymphaea
En Belgique, le pépiniériste hybrideur Pol Detienne, connaisseur émérite des nymphéas et des hémérocalles notamment, ouvre chaque été au public, le temps de quelques visites commentées, son jardin et ses étangs de Tarcienne, sur la route de Philippeville, au sud de Charleroi. Auteur d’un ouvrage sur les nymphéas rustiques et par ailleurs fidèle contributeur de J&DA, il était un guide tout trouvé pour évoquer ce siècle et demi d’acclimatations et d’hybridations difficiles qui ont diversifié des plantes qui viennent couronner si magnifiquement une pièce d’eau. En primeur, Pol Detienne fait partager une nouvelle fois aux lecteurs de JDA des cultivars de nymphéas encore méconnus, mais appelés à briller sur les eaux dans les années à venir.
Tsubo niwa :
tout le charme d’un recoin de jardin…
Vous disposez d’un petit espace, un mini-terrain vague dans votre environnement immédiat, dehors ou dedans, dont vous vous dites qu’il pourrait être plus joli, spécialement joli ? Votre problème n’est de loin pas neuf et entre autres, il a préoccupé il y a longtemps des marchands japonais mitigés quant à l’aspect de mornes petits espaces entre leur demeure et leurs entrepôts. Qui s’en étonnera, ils ont optés pour l’aménagement de jardins format “ poche ” dits tsubo niwa, largement inspirés des jardins de thé. Nos nostalgies de nature ayant à s’accommoder d’un habitat de plus en plus urbanisé, le tsubo niwa a un avenir chez nous. Et déjà un présent…
Trois mares en feuilleton (2) :
JDA se penchera à répétition, toute cette année, sur les malheurs et surtout espérons-le, les heurs de petits étangs d’un coin de Suisse. Ces étangs seraient rapidement grignotés, atterris sous la pression d’une végétation engraissée par le voisinage, s’il n’y avait le travail régulier d’une association qui entend préserver ces pièces d’eau comme réserve pour batraciens et lieu de pédagogie. Dans l’immédiat toutefois, toute la science doit aller à maîtriser habilement les entrées d’engrais, un objectif pris en compte lors de gros recreusements récents. Vous aviez trouvé un peu morne notre première visite, en janvier ? Que direz-vous du paysage tout retourné de fin février ? Vivement le printemps…
Modernes malgré elles :
les callitriches,
championnes de la bioremédiation
Un plan d’eau, un semis d’étoiles y danse attirant le regard. Une callitriche se niche là peut-être, pour offrir ce spectacle quelque peu irréel. Jeux de lumière par une plante sans grand éclat mais pas sans attrait. Ce que tout organisme peut revendiquer : quand vous aurez lu ce qu’une callitriche est capable de consommer, utilement, vous admettrez sans peine qu’elle puisse verdir de fierté…
Une orchidée bien de chez nous :
l’orchis maculé ne fait assurément pas tache !
Si les orchidées connaissent actuellement beaucoup de succès, principalement en tant que plantes d’appartement, c’est largement à leurs représentantes des Tropiques qu’elles le doivent. Dactylorhiza maculata toutefois est une orchidée bien de chez nous, les pieds sur terre plutôt que sur les arbres, comme nombre de ses parentes exotiques. Il est possible de l’installer dans son jardin, et elle figurera élégamment à proximité d’un bassin, qu’il ait des allures tropicales ou non. Précisons que selon votre lieu de résidence, vous irez chercher cette belle plante en jardinerie, puisqu’elle fait l’objet de protections…
Tout ce qu’il faut pour animer ou filtrer :
les pompes Heissner renouvellent leur gamme
Heissner, marque ancienne de haute réputation peut compter sur un réseau étoffé de distributeurs en France et en Belgique. Quelle que soit votre demande à l’égard d’une pompe, vous trouverez dans la gamme Heissner le matériel adapté, avec une robustesse certifiée par cinq ans de garantie. Ci-après, coup d’œil aux séries Aqua Jet et Aqua Craft, et aux nouveautés qu’elles proposent.
Nouveautés 2008
une pause hivernale mouvementée !
Un serpent épris d'eau:
la couleuvre vipérine
Les beaux jours revenant, certains propriétaires d’étang retrouveront, un peu léthargique, un animal qui aurait sa place dans tout petit Eden : le serpent. Si la place du serpent dans le mythique paradis est encore l’objet, symboliquement, de grands regrets, sa place dans nos modernes coins d’Eden devrait être une joie : dans un jardin aquatique, ce sont d’inoffensives couleuvres que l’on peut côtoyer, et si elles font goûter à quelque fruit de connaissance et de discernement, il est avant tout scientifique, écologique, esthétique... Accueillez donc la visite d’une couleuvre avec bienveillance, et surtout ne vous effrayez pas de celle évoquée ici en particulier, Natrix maura, la couleuvre vipérine, au regard bien rond qui vous dit que vipère, elle ne l’est nullement !
De l'échoppe du marchand
au bassin de jardin: choisir, accueillir une koï
Nous voici donc aux portes de ce Nirvana annuel, en cet état de légèreté où nous sommes prêts à célébrer le printemps qui revient, en même temps que les hirondelles et les koï.
Eh oui, les carpes sont de retour chez vos marchands habituels ! En avant pour le grand plaisir d’acheter, d’ébaucher les plus vifs espoirs dans un nouvel arrivant. Mais afin de ne pas être déçu trop vite - ou plus justement de ne pas l’être ! - et de ne pas oblitérer toutes les chances, bien réelles, de voir le nouvel arrivant croître et se transformer magnifiquement dans votre bassin, il est bon de rappeler de ces petites règles très simples par lesquelles l’amateur évolue doucement vers le statut d’éclairé…
Stratégie particulière de soins applicable aux koï :
la probiotique joue les bonnes bactéries contre les mauvaises
Le phénomène préoccupant des résistances bactériennes aux antibiotiques nous enseigne que, si nous-mêmes - ou tout animal que nous soignons - devons résister pour survivre, c’est doublement : primo résister aux microbes qui nous sont réellement adverses, secundo résister à l’envie d’éliminer par souci d’hygiène tous les autres, qui sont parts du tissu vivant dans lequel notre espèce a évolué. Au contraire même, il nous faut favoriser ces microbes inoffensifs, afin qu’ils concurrencent autant que possible les pathogènes, les empêchent de s’installer, de proliférer, de trouver pitance. Ci-après quelques éclairages sur cette démarche qu’on appelle la probiotique, désormais bien connue au rayon préventif parmi l’arsenal des soins aux koï et autres poissons...

Les règles d’or de l’aquatique, une série de livres pratiques
Suite aux divers hors-série de “ Jardins & Décors Aquatiques ” parus précédemment et plébiscités par les lecteurs, suite aussi aux demandes insistantes du Groupe de distribution Géodis (Groupe Gallimard), Léopold Franck a entrepris d’écrire une dizaine de livres pratiques sur toutes les techniques de l’Aquatique, de la culture hydroponique, etc.
Comme de coutume dans ses écrits, il ne manquera pas de bousculer les idées reçues, d’être pointu sur les problématiques techniques tout en se montrant didactique. Ces livres s’adresseront à un très large lectorat avec pour ambition de vulgariser pleinement les disciplines de l’Aquatique.
La série « Les règles d’or de l’Aquatique » proposera 9 titres :
*Concevoir et construire un bassin de jardin selon les techniques modernes
*La maintenance des bassins de jardin
*Bien acheter et élever ses poissons de bassin
*Plantes et plantations aquatiques
*Concevoir et construire cascades et rivières
*Fontaines d’intérieur et d’extérieur
*Patios et terrasses aquatiques
*Toits et murs de végétaux.
Tous ces titres comporteront 96 pages + 4 de couverture ; au format 148 x 210 mm broché, et ils seront vendus au prix de 9,95€. Premières sorties Avril
Vous rêvez depuis longtemps de faire de votre jardin, des environs de votre pièce d’eau, un coin de Tropiques, ou plus justement “ quelque chose qui y ressemble ”. Mais vous vous êtes fait une raison : ce rêve restera inaccessible faute d’habiter dans une région assez clémente pour accueillir les plantes qui siéraient à un petit Eden ? Détrompez-vous : nulle nécessité de vivre en climat chaud pour en recréer des ambiances en extérieur. JDA, avec la collaboration de plusieurs spécialistes, se fera fort de vous le montrer, et d’apporter désormais, régulièrement, des informations utiles à tous ceux qui souhaiteraient donner à leur coin de verdure un petit air d’Ailleurs lointain. Nous entamons aujourd’hui ce voyage accueillis par deux familles de plantes emblématiques : les palmiers et les nénuphars…
"nouvelle génération"
Un air de Tropiques,
avec des dispositions rustiques :
les palmiers qui résistent au froid…
En cherchant une appellation pour regrouper les quelques 3000 espèces de palmiers que l’on trouve sur la planète, le naturaliste suédois Carl Linné, père de la botanique moderne avec son ouvrage « Species Plantarum » publié en 1753, les nomma « Principes », littéralement les « Princes » du monde végétal. Personne ne l’a jamais contredit, surtout pas les amateurs de plantes et les paysagistes qui, depuis longtemps, ont reconnu aux palmiers leur qualité principale : leur digne beauté ! Il est une autre qualité, propre à certains palmiers, par laquelle ceux-ci ont étendu leur règne : la résistance au froid, qui les a menés à conquérir les jardins d’Europe notamment, loin au nord…